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Comme tout se passe pour
le mieux dans notre meilleur des mondes ; et qu'expliquer au 13h le poilé de
dinde sera toujours plus vital et essentiel que les conséquences de la crise
financière américaine actuelle, voici la dernière synthèse postraumatik de
cette nouvelle série pleine de rebondissements mais qui n'est malheureusement
pas une fiction.
Depuis juin 2007, la bonne
soupe aux oies est servie malgré la gravité de la situation. Mais
cette semaine, voilà que l'on commence à entendre « l'hypothèse » du sérieux du
lourd du problème, mais bon il ne faut affoler personne. Cependant, il est
forcé d'admettre que le discours s'alourdi quelque peu, il fait beaucoup moins beau au
balcon. Après avoir pronostiqué l'été dernier des effets "très" limités (pour n'en retenir qu'un : juste des centaines
de milliers d'américains jetés à la rue, une bagatelle..), les « experts »
révisent leur copie - après avoir certainement réviser leurs propres
placements..
Suivant les turbulences
persistantes sur le marché du crédit et de l'effondrement de la banque
d'affaires Bear Stearns, nos costards cravates craignent désormais que les Etats-Unis aient en
fait basculé dans la
récession. Ah bon ?
Y'a bon, la crise des
Subprime vient de faire couler la 5ième banque d'investissement américaine.
Ce coup de massue montre bel et bien le niveau réel de cette crise qui n'est encore qu'à
ces premiers souffles (L'économiste en chef de Standard &Poor's
(S&P) estime que le pic de la crise du "subprime" sera atteint en
2009 et que le total des défauts de paiement qui lui sont liés sera compris
entre 100 et 150 milliards de dollars). Le gouvernement américain ne peut
malheureusement plus faire passer la pilule, car la vision politique du
caractère modéré de cette récession vient cette semaine de tomber au chiotte
avec l'effondrement de cette Banque américaine qui est passée en deux jours (du
14 au 16 mars) d'une capitalisation de 3,5 milliards à un prix de vente de 236
millions de dollars, jolie culbute (Imaginez vous investir 1000€ lundi et en
récupérer plus que 6 mercredi matin, vaut mieux jouer au Keno..).
Devant la gravité de la situation, la Réserve fédérale se relance encore une
fois à la perfusion en injectant 30 milliards de dollars de liquidités pour
lubrifier le système bancaire qui s'assèche de jour en jour, mais ce délire inconscient de l'usage à outrance
de la planche à billet a ces limites, et il est certainement aujourd'hui
atteint.
En quelques mois, la Réserve
fédérale américaine a fait beaucoup plus que remettre un peu d'huile dans le
moteur. Baisse de 3 % de son taux d'intérêt directeur pour stimuler l'activité
économique. Baisse de 3,75 % du taux d'escompte, celui auquel les banques
viennent se financer directement auprès de la banque centrale en temps de
crise. Ouverture de cette fenêtre de refinancement à des établissements non
bancaires qu'elle ne contrôle pas, risque qu'elle n'avait jamais pris depuis
les années 1930. Injections massives de liquidités. Sauvetage de la banque
d'investissement Bear Stearns...
Nombre
de spécialistes de tout bords estiment que la Fed est arrivé à l'épuisement de ses
capacités d'intervention. Kenneth Rogoff, professeur à Harvard et ancien
économiste en chef du Fonds monétaire international, affirme... en s'excusant
d'être aussi pessimiste : « Nous avons dépassé le point où la politique
monétaire peut être d'une quelconque efficacité. La crise actuelle ne peut plus
être résolue que par injection d'argent public pour sauver l'industrie du
financement de l'immobilier. Mais avant que cela soit politiquement acceptable,
il faut s'assurer que les banques ont payé pour leurs erreurs. » Au-delà
d'une crise financière, le monde subi surtout aujourd'hui une crise de
confiance.
Pour finir sur cet épisode,
Monsieur Le directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Dominique
Strauss-Kahn, a estimé lundi que la crise financière actuelle allait "durer
assez longtemps et qu'elle aurait de graves conséquences". Mince
alors, c'est pas comme Tchernobyl ? ça ne va pas s'arrêter au frontière ? Et
non, aucun pays n'est à l'abri, a renchéri DSK, tandis que l'ancien président
de la Fed, Alan Greenspan ajoutait sa pierre au pessimisme ambiant en affirmant
au Financial Times que la crise actuelle pourrait être "la plus
grave" depuis la
Seconde Guerre mondiale. D'autres économistes de renom sont
tout aussi alarmistes. Martin Feldstein, professeur à Harvard et ancien
directeur du Bureau national de recherches économiques (NBER), évoque lui aussi
une récession profonde et durable.
Voici enfin un vrai scénario
à l'hollywoodienne qui nous fait repenser à l'avant et à l'après 1929. Du beau
spectacle, mais où est Bruce Willis ?
Reste alors juste à savoir jusqu'à quand
subsistera la confiance exacerbée des Etats envers l'intelligence artificielle
des systèmes bancaires et des marchés ? Telle est probablement la question que
nous devrions aujourd'hui tous nous poser sous peine d'un retour de lame qui
nous fera peut être retourner bientôt vers un ère post moyenâgeux, mais çà,
c'est pour plus tard...la suite au prochain épisode tout en sachant que le pic de cette crise sera certainement atteint entre février et juin 2009...
Source :
http://canadianpress.google.com/article/ALeqM5icDGw8CYfj4uTarGk7K5kYwPoWdg
http://www.lesechos.fr/info/analyses/4703953.htm
http://www.europe1.fr....
http://maroc-eco.com/2007/10/09/...
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