Le monde global, un poster au chiotte
 
le 29-06-2008 00:00

Publié dans : , EN VRAC

Tags : monde global, poster au chiotte

L’excès d’inefficacité des grandes élites urbaines plonge le subconscient universel dans un tourbillon paranoïaque où l’idée d’un monde globalisé se désagrège à mesure où le système capitaliste pousse les marchés, puis les hommes à l’asphyxie.

Dans ce contexte de marché global où le pouvoir n’est pas centralisé et unique, aucune solution ne peut durablement protéger les hommes des externalités négatives des systèmes boursiers. Pour envisager une régulation efficace des marchés, et notamment de leur abus, les pouvoirs politiques devraient agir d’une seule voix, et, ce afin d’engager rapidement les forces humaines et ou financières nécessaires pour parer efficacement aux problèmes qui contaminent les êtres les plus faibles. Cependant, la multitude des divergences politiques et des intérêts financiers rende ce processus impossible. Entre autre, et par définition, il faut comprendre que toutes puissances visent « une » suprématie ; il est donc force d’admettre qu’un gouvernement mondial n’est pas prêt d’apparaître compte tenu des pouvoirs multiples qui existent à travers la planète, et qui défendent ou autoproclament leur suprématie.

La réalité est telle. Une gouvernance mondial unique – le rêve caché des courants de pensée capitaliste totalitaire - pourrait, pour nombre, vu le contexte actuel, s’apparenter au paradigme ; mais le chemin reste bien trop long pour justifier l’étendu des dégâts inimaginable qu’il incombe - depuis de nombreuses années – et ou personne n’a désiré voir, et ou aujourd’hui, tout le monde risque de payer au prix fort. 

La confiance exacerbée des pays développés envers les systèmes financiers a fait couler la conscience politique dans la face obscure de la culture du résultat et de l’économie de marché. La politique est désormais présente pour appuyer et cautionner les intérêts d’un développement économique - plus qu’approximatif si l’on en juge les résultats - et non pas pour défendre une idée universelle d’équité ou de partage qui permettrait au plus grand nombre de vivre décemment, et cela même sous le couperet de la bonne conscience politique que l’on sert éperdument sur la base de belles phrases qui ne sont avalées malheureusement – ou heureusement - que par les branques qui les rédigent.

Tout le monde le sait, l’argent est roi, et seul l’aboutissement pérenne des transactions financières semblent justifier la réussite et la légitimité de suprématie d’une nation moderne, d’un peuple, d’un homme, le poussant d’ailleurs à terme, à ne courir plus qu’après sa vie pour la gagner et non plus pour la Réaliser en tant que telle. Cette métaphore prend tout son sens lorsque l’on considère les désiratas, par exemple, d’un africain en situation de précarité extrême, qui préfère de nos jours acquérir une télévision couleur plutôt qu’une charrue pour labourer son champ. L’image déployée par la société de consommation n’est pas rien, sa puissance d’attraction est considérable. La fascination de cette société du spectacle est à mettre en cause car elle plonge le monde dans le vide intersidéral.

Le monde global, c’est un peu comme un grand poster au chiotte.

 

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