Gay et lesbienne : le mariage religieux n’est pas un droit.
 
le 01-04-2009 22:10

Publié dans : , EN VRAC

Tags : homosexuel, mariage, religieux, droit, gay, lesbienne

Depuis quelques années, les discussions vont bon train et font rages autour des questions de mariage et d’adoption des couples homosexuels. Une nouvelle « avancée » vient de se réaliser en Europe.
 
Reine de l’expérimentation sociale, la suède (comme plusieurs autres pays européens qui l'ont déjà fait) vient d’adopter une loi qui entrera en vigueur le 1er mai permettant aux homosexuels de se marier civilement ou religieusement. Et comme toute expérimentation, le pire est peut-être à venir.
 
Pour remuer le bousin sur ce sujet sensible tout en sortant du discours empli de guimauve de la gauche décérébrée, j’appuie sur cette plaie en revendiquant que le mariage n’est pas un droit, mais une institution fondée sur des coutumes et des traditions, alors que l’homosexualité elle, est seulement un droit, en tant qu’orientations constituées sur des choix purement personnelles et intègres.
 
Afin qu’il n’y ai pas d’ambiguïté, je rappelle à mes lecteurs que ne suis pas catholique et dédié à quelque forme de prosélytisme, mais j’aimerai rappeler aux homosexuels que le mariage à l’église est un sacre religieux, et qu’il ne s’apparente en rien à un droit. Si vous en doutez, tentez de trouver un pays pour qui cela n’est pas. Plus clairement, les homosexuels et les lesbiennes devraient comprendre qu’elles ont effectivement des droits –ce qui reste parfaitement légitime et immuable comme tout être humain- mais qu’ils ou elles ne peuvent pas justement les avoir tous. Ben non.
 
Sous l’égide du différentialisme égalitaire, le communautarisme gay nous saoule depuis des années avec ces différences tout en réclamant constamment l’égalité des droits dans le seul but d’anéantir, en fin de compte, et on le voit bien aujourd’hui, les fondations de la société occidentale qui repose depuis presque trois siècles sur l’ordre patriarcal. Même si cet ordre patriarcal est aujourd’hui en total décomposition et qu’il n’est assurément pas parfait, j’avoue faire partie de ces défenseurs pour plusieurs raisons.
 
Le mariage religieux est tout d’abord une tradition et une institution clairement hétérosexuelle et il est défini comme telle, point barre. Cela peut paraître injuste, mais c’est comme çà. Le mariage homosexuel, tout comme le principe de polygamie, est totalement interdit par la religion catholique alors pourquoi vouloir la transpercer ! Rien n’empêche un couple homosexuel de se marier par un contrat civique, alors pourquoi susciter tant d’intérêt à changer les principes fondateurs à une religion ? L’évolutionnisme ? sourire..
 
Il ne s'agit pas pour la religion de bénir simplement la formation d'un couple stable entre deux personnes, mais surtout d'unir la complémentarité de l'homme et de la femme et ce qui s'en suit : la procréation des enfants, éléments qui reste jusqu'à preuve du contraire, absents dans le cas d'un couple homosexuel. Pour les chrétiens, l'homme et la femme, dans leur complémentarité, sont pleinement à l'image de Dieu.  
 
En aparté à la polygamie, ou au serment de fidélité qui prévaut au mariage religieux ; qui aujourd’hui oserait demander aux églises et aux Etats de légiférer la dessus pour autoriser l’adultère ou la partouze aux couples mariés religieusement ? Cela ne serait pas en contradiction totale avec le fondement même du sacre religieux qu’est le mariage ? Je vous laisse imaginer ce que peuvent sous entendre de telles principes au sein des êtres désireux de se marier pour les fondements, tout comme pour l’éducation et la prise de repères d’un enfant. Il faut bien comprendre que la majeure partie des couples qui font le choix de se marier religieusement le font aussi par rapport à ces principes fondateurs, lesquels sont "normalement" garant de la construction d’un Amour Total et Infini (sinon il divorce).
 
« Comme le savait Bataille, tout rituel procède de la volonté de créer un interdit servant à restreindre les potentialités créatrices et destructrices de la nature. Le mariage –version judéo-chrétienne occidentale- a été crée pour mettre en place un dispositif de contraintes sexuelles ne pouvant conduire qu’à l’amour total, ou a contrario au libertinage, et entre-temps au remplacement des générations ; il présupposait l’hétérosexualité comme condition première à l’exercice d’une relation sexuelle pouvant donner naissance à la vie. » Maurice G. Dantec
 
Cette loi sur l’autorisation du mariage religieux homosexuel –et qui atterrira certainement très prochainement chez nous en France, vu qu’on ne cesse de s’inspirer aveuglément des modèles nordiques- annonce aussi la prochaine déstructuration finale et totale du modèle familial en tant que structure fondamentale des sociétés humaines. Et à savoir, après, qu’est ce qu’on nous proposera comme nouveau modèle ?
 
Depuis la « dévolution » soixante-huitarde, nombre se sont fait les nouveaux défenseurs du modèle de la famille libérale recomposée en crachant ardemment dans la soupe du modèle autoritaire paternaliste. Mais que reste t’il des hippies des années soixante si ce n’est de vieilles croûtes bourgeoises déconfites à la solde d’une gauche caviar décomposée? Que reste t’il des punks des 80s et 90s si ce n’est une minorité clochardisé et de surcroît en mauvaise santé ? Et si l’on s’attache aux générations plus proches qui sont les nôtres, les néohippies ou postpunks ; ne fabriquent-ils pas en gros que des folles décérébrées qui ne pensent qu’aux frics dans un monde ou seul leur cul et la taille de la bite à sucer prévaut. Ne vous attendez pas à voir autres choses que des monstres –de médiocrité- naître de telles sociétés, il faudra voir plus loin, beaucoup plus loin.. pour faire éclore un modèle supérieur à celui qui en est aujourd’hui à ses derniers souffles.
 
Je ne crois pas aux principes fondateurs d’une société où tout est sans discontinu sujet à mutation, et surtout pas en ce qui concerne le mariage religieux. Il suffit de regarder par vos fenêtres et vous comprendrez très vite ce que peuvent aussi supposer de tels changements. Voilà pourquoi certaines poules doivent rester des poules, et tout ira pour le mieux dans le pire des mondes.
 
source :
Laboratoire de catastrophe générale. Maurice G. Dantec
 
 
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1. 06-04-2009 07:25

et je dirais même plus...
Et je dirais même plus, l'église réserve une place de choix aux homosexuels puisqu'elle les a toujours accueillis en masse dans son clergé à un rang que le dogme juge supérieur à celui des mariés qui vivent tout de même dans le péché étant donné que l'idéal est le célibat et l'abstinence totale tout au long de la vie.
Invité
roquettesyntaxe

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