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Avec un baril à 140$, la
crise pétrolière actuelle entame le passage dans un nouveau monde. Accrochons notre ceinture car cette crise risque d'entrainer chaque être dans le vide
cosmique d'une terre qu'il nous restera à réinventer.
Alors, quelles vont être
les conséquences de ce scénario à vision « retro-futuriste » qu'il
faut bien se préparer à vivre dés maintenant ?
1 / La fin de
l'automobile pour tous
Il y a aujourd'hui 1
milliard de véhicule sur terre, 2 seront bientôt atteints avec le développement
effréné mais légitime de pays comme
la Chine ou l'Asie. Malgré les quelques solutions alternatives, comme l'électrique, l'hybride ou l'hydrogène, nous ne pourrons
continuer à faire perdurer la société de l'automobile telle que nous l'a
connaissons. La crise du pétrole, c'est d'abord une crise générale des
transports, et les premiers touchés seront les particuliers comme vous et moi. La fin du monde de
l'automobile pour tous est proche, très proche.
2 / La fin d'un monde
orienté exclusivement sur la globalisation
Le coût des transports augmentant significativement ;
les délocalisations d'entreprises et les importations qui font tourner à plein
régime l'économie mondiale au profit des pays dit "riches", vont s'enrayer et provoquer un ralentissement sévère
des transactions de biens destinées à l'exportation. Pour
faire simple, fini les baskets « made in China » à 4 euros et les
bananes de Martinique, du moins, pour la plupart des individus.
3
/ L'arrêt du développement de l'industrie aéronautique commerciale et la fin
du tourisme international de masse
Ce
secteur dépend sensiblement du prix du pétrole et ce n'est pas demain que nous
verrons des avions électriques ou à hydrogène. Donc, si vous désirez découvrir
le monde, faîtes le maintenant, car dans 10 ans, le prix des transports
aéronautiques pourraient bien ne plus être à la portée de tous. Rendu en ce
terme, il est intéressant d'observer que dans un futur proche, l'idée du voyage
au bout du monde pour reconnecter ces chacras deviendra un exercice perilleux - mais à la mesure de l'objectif recherché dirons-nous.. - et donc, très long. Il sera nécessaire d'avoir une bonne
raison pour partir loin de chez soi, ou alors, être un pure routard dans l'âme.
4 / L'exode urbaine
Les villes ont été conçues autour du principe de consommation et des transports. Dans
un futur plus ou moins proche, le retour à des pratiques ancestrales deviendra
obligatoire pour nombre d'entres nous qui désireront avoir quelque chose de sain
à manger dans leur assiette. Prenons l'exemple exacerbé de l'ensemble des
américains (pas si lointain des parisiens..) qui ne consomment pratiquement que des produits carrés et
emballés à cuire au micro-onde, et qui eux, risqueront d'être profondément démunis et totalement à la ramasse s'il advenait qu'il soit dans l'obligation de se faire leur propre bouffe..
S'il advient une telle crise, les approvisionnements des secteurs industriels
agroalimentaires seront touchés et entraîneront obligatoirement une
augmentation sensible des prix. Et vu, qu'une crise entraîne généralement aussi
une baisse des salaires, il faudra bien trouver d'autres moyens pour se nourrir
convenablement. Voyez simplement aujourd'hui le nombre d'individus qui font les
poubelles et qui ont pourtant un emploi ! Il n'y aura donc plus aucuns
intérêts de vivre en ville, si ce n'est pour supporter les innombrables émeutes
qui s'y dérouleront. Nous risquons donc de voir un repeuplement sensible des
campagnes où naîtront de nombreuses micros communautés organisées en réseau, et
où, la culture du jardin et l'élevage de poule, de lapin... redeviendra un des
fondements piliers de la pérennisation d'un développement sobre et durable de
l'homme pour l'homme, et c'est d'ailleurs rendu à ce moment que les bourses
mondiales et les riches tomberont probablement, car les pauvres qui furent à la solde des financiers et des industries pendant des années n'auront désormais plus la garantie d'une vie
moderne « stable » avec pack maison bouygues / voiture(s) à explosion - ils partiront plus ou moins simplement..
5 / La fin du principe dictatorial
de la croissance : la décroissance
Le paradigme d'une société en perpétuelle croissance est terminé., oui c con, mais c'est comme ça. Plus de
produits, c'est aussi plus de matières premières et donc de sources d'énergies
consommées ; cependant, l'énergie fossile est une matière finie, et non infinie. Les
sources de pétrole qui ont mis des milliers d'années à se former ne pourront
malheureusement pas revenir d'ici peu. Tous les experts s'accordent sur ce fait, les ressources se tarissent. La diminution de la production de
pétrole actuelle entraîne obligatoirement le monde vers un nouveau principe,
celui d'une décroissance globale et durable. L'utilisation du pétrole au sein des transports et de plus de 300 000 produits dérivés ne seront pas remplacés en un jour, ni 5 ans ou 10, et ce, par n'importe quelle autre source d'énergie, propre ou non.
6 / Des crises boursières internationales menant au crash
« global »
Premièrement, ce concept commun de spéculation à court terme qui est
étendu à toutes les bourses planétaires depuis plus de 20 ans ne peut perdurer
car il est mathématiquement et humainement inconcevable. Cette machine criminelle, source première du mal planétaire, explosera d'elle-même et par elle-même. Rien que cette année, plus de 100 millions de personnes vont
périr à cause des nouvelles valeurs refuges boursières qui s'orientent sur les céréales, le riz..etc dues à la
crise des subprimes (qui n'est encore qu'à ces balbutiements).
La crise pétrolière engageant une décroissance certaine entraînera à terme un
crash international des systèmes boursiers, et nous pourrions bien être à
l'aube de ce bouleversement qui risque d'entrainer une rupture brutale des
systèmes et de l'équilibre mondial.
7 / Des chômeurs, des crèves la faim, des émeutes, et caetera
La population mondiale ne cesse d'augmenter alors que son chiffre attendu
dans moins de 20 ans nous emporte vers une constatation simple et mathématique encore une fois : la
planète n'aura pas les ressources nécessaires pour nourrir tout le monde.
L'alimentation des hommes est actuellement assurée par les hauts rendements
d'une industrie agricole moderne extrêmement polluante, et qui tire
sa production par l'utilisation massive d'énergie fossile (transport, engrais,
insecticides principalement)
Donc, commencer aujourd'hui à imaginer ce que vous pourriez faire demain en
tentant d'oublier clairement la panacée des éléments qui rythment l'essentiel de nos
vies actuelles, et de nos rêves souvent si chimères.
source : http://fr.ekopedia.org/La_fin_du_p%C3%A9trole_approche
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