Earl & Californication, c’est pas de la Kaamelott !
15-03-2008

Vous faîtes partis de ceux qui pensent que votre grille TV est aussi bandante qu’une huitre ménaupausée ? Et ce vendredi soir, vous déposeriez bien les bourrelets de votre derrière au fond du canapé histoire de vous fendre un bon coup la poire et zapper tout ces emmerdeurs qui vous ont surmenés cette semaine ?

Et bien, stimuler votre vessie quitte à la faire exploser, zappez sur M6 à partir de 23H30 chaque vendredi, et regardez « californication » et « Earl » ! Deux séries ultra corrosives qui vous feront regretter les a prioris que vous aviez sur les responsables des programmes d’M6. Dommage cependant que le meilleur soit encore et toujours diffusé si tard, car même ma mère s’en tord les boyaux messieurs..

Oui, difficile de trouver des éléments de comparaison pour exprimer le brio de ces deux séries, certes différentes, mais qui déploient bel et bien une énergie incroyable dans la jungle des productions audiovisuelles existante. 

Depuis quelques temps, avec des séries comme Scrub ou Six Feet Under, pour ne citer qu’elles ; l’Amérique nous habitue à d’excellentes productions tout en enfermant au placard les séries françaises qui, s’il fallait les comparer, peinent désespérément à dégager autant de créativité scénaristique qu’une production Marc Dorcel. Cette fois-ci avec ces deux bombes, il faut bien l’affirmer, vous pouvez rentrer pleurer chez vos mères ; toutes vos limites sont dépassées et les radars de la bienséance vous explosent à la tête.

Entre « californication » qui illustre avec brio des dialogues brut en accord parfait sur notre culture si décadente – sexe et attitude rock’n roll à tous les étages pour un écrivain corrosif en peine de sens existentiel - et « Earl » qui met en scène un bouffon d’une odeur exquise qui tente désespérément de réparer les erreurs de sa vie en semant le chaos autour de lui, vous chercherez avec peine votre temps d’arrêt.

C’est en ces moments ou l’on oublie qu’il existe – paraît-il - un cinéma dit comique, issu d’une industrie sous perfusion, graveleuse, emplie de guimauve, mais qui sent pourtant si péniblement la naphtaline.

Donc, économisez votre smic, si vous désirez passer un véritable bon moment, branchez simplement votre TV le vendredi soir sur M6 en deuxième partie de soirée.

 

 
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